Les effets des radiations sur les générations futures sont plus que préoccupants

2015年8月12日 § Poster un commentaire

La situation à Fukushima perçue par le plus éminent chercheur fondamentaliste au monde.

  Taisei Nomura, professeur émérite à l’Université d’Osaka, est l’auteur de recherches à ce jour  inégalées sur les cancers et tératogenèses provoqués par des rayons radioactifs sur une seconde génération de souris. Il est actuellement considéré comme le chercheur fondamentaliste le plus éminent dans le domaine des mutations génétiques dues aux rayons radioactifs. S’il était connu qu’exposer des souris à des rayons radioactifs provoquait l’apparition de cancers chez celles-ci, c’est le professeur Nomura qui a démontré pour la première fois dans les années 1970 que le cancer  traversait les générations et que les probabilités d’attraper le cancer étaient proportionnelles à l’intensité des radiations.

Les lésions provoquées par une double irradiation

  Les recherches du professeur Nomura apportent des éléments que l’on ne peut négliger quand on analyse la situation à Fukushima.

  Lorsque des souris sont exposées à des rayons radioactifs, non seulement ces souris mais également leur progéniture et la génération suivante développent des leucémies, cancers du poumon et cancers du foie. Si les nouveaux-nés, naissant avant même que leurs parents ne contractent de maladies, sont de nouveau exposés à des rayons radioactifs ou à des produits chimiques, les effets résultants se retrouvent multipliés exponentiellement.

  Ces résultats transposés à l’être humain impliquent qu’après une exposition à des rayons radioactifs de faible intensité, il y a d’autant plus de risques de développer le cancer s’il y a ingestion d’aliments irradiés ou contenant des produits chimiques. Si une personne irradiée suite à une catastrophe nucléaire devait continuer de consommer des produits irradiés, le risque qu’elle développe un cancer dans les 10 à 15 prochaines années est multiplié par ce phénomène de « double irradiation ».

Pourquoi la prédisposition au cancer est-elle héréditaire ?

  Il existe trois raisons pour lesquelles les enfants nés de parents irradiés sont susceptibles de développer le cancer. L’augmentation du risque de développer le cancer chez les souris utilisées lors de l’expérience est due à la mutation d’un ou plusieurs des nombreux gènes liés au système immunitaire ou assurant le bon fonctionnement métabolique, provocant ainsi une baisse du système immunitaire ou encore la baisse de leur pouvoir de récupération.

  En Russie, dans les régions irradiées par la catastrophe nucléaire de Tchernobyl, on assiste à de nombreux cas d’enfants de soldats, pompiers, ou habitants locaux développant des maladies, reproduisant ainsi le résultat des expériences réalisées sur les souris. Le fait que ces maladies soient plus présentes chez les enfants des habitants locaux que chez les enfants de soldats démontre que cela est lié au phénomène de radiation interne, par absorption de produits irradiés.

  Étant donné que le nombre de personnes habitant près de Fukushima est beaucoup plus important que celui des personnes vivant près de Tchernobyl, on ne peut que s’inquiéter de l’impact de ces radiations sur la population.

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Mangeriez-vous des déchets radioactifs ?

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La Corée du Sud interdit les importations des produits de la pêche venant du Japon

  La Corée du Sud a interdit les importations sur les produits de la pêche venant de 8 provinces du Japon. Face à cette décision, le gouvernement japonais a exigé le retrait de l’interdiction, avançant le fait « qu’elle n’est basée sur aucun fondement scientifique ». En réponse à cet argument, la Corée du Sud a envoyé en décembre 2014 une commission d’enquête au Japon, afin d’examiner le bien-fondé de la mesure.

  Cette commission d’enquête composée de physiciens nucléaires et de groupes de consommateurs a visité le marché au gros de Chiba, le marché aux poissons de Fukushima, a écouté les explications du Ministère de l’Agriculture, des Forêts et de la Pêche, avant d’écouter l’autre version des faits au Japan Offspring Fund (JOF). Le lendemain de leur retour en Corée du Sud, les journaux japonais titraient « la Corée du Sud ne lève pas l’interdiction d’importation sur les produits de la mer ». Par la suite, la Corée du Sud a envoyé une nouvelle commission d’enquête en janvier, mais cela n’a pas conduit au retrait de la décision.

La Corée du Sud toujours à 370 Becquerels

  Après la catastrophe de Tchernobyl, la Corée du Sud et le Japon ont décidé de fixer le taux maximum légal de radioactivité (Césium 134 et 137) à 370 Becquerels (Bq) par kilogramme de nourriture. Cependant, le Japon a baissé ce seuil à 100 Bq en avril 2014. Le Japon déclarant ne pas mettre sur le marché de poissons dont le taux de radioactivité dépasse les 100 Bq, il est en effet injustifié pour la Corée du Sud de refuser sans aucune raison les exportations japonaises alors que le taux légal en Corée du Sud est toujours fixé à 370 Bq. Il est ainsi naturel que le gouvernement japonais demande la suppression de l’interdiction.

  Néanmoins, étant donné que nous avons découvert et démontré que la présence dans la nourriture de seulement 1,1 Bq/kg pouvait entraîner des effets nocifs sur le corps, nous JOF, demandons un taux légal à 1 Bq et par conséquent, avons décidé de supporter la décision d’interdiction d’importation afin de protéger la population coréenne et à terme, la population japonaise.

Un taux de radioactivité digne de déchets radioactifs

  La norme japonaise veut qu’un objet dépassant les 100 Bq (Césium 134 et 137) soit considéré comme déchet radioactif. Le gouvernement japonais ayant fixé le taux légal de radioactivité dans la nourriture à 100 Bq/kg maximum (Césium 134 et 137), les japonais sont dispensés de peu de manger des déchets radioactifs.

  Mais les Coréens pêchent dans l’Océan Pacifique juste aux abords de la centrale de Fukushima, et autorisent la commercialisation de produits d’une radioactivité allant jusqu’à 370 Bq. Cela revient à dire qu’ils sont en train de manger des poissons aussi dangereux que des déchets nucléaires. La limite déterminée par le Codex Alimentarius est de 1000 Bq. Ils autorisent ainsi la consommation de produits 10 fois plus radioactifs que des déchets radioactifs.

  Si le gouvernement coréen demandait au Codex Alimentarius de modifier ses critères, leur interdiction d’importation serait alors justifiée et il serait alors en position de protéger la population. Nous avons soumis l’idée à la commission d’enquête, mais cela est-il seulement envisageable pour un pays supportant l’énergie nucléaire comme la Corée du Sud ?

  Le 21 mai 2015, le gouvernement japonais a déposé une plainte auprès de l’Organisation Mondiale du Commerce contre la politique coréenne d’importation des produits maritimes. Les activités du JOF ont porté leurs fruits et le gouvernement coréen n’a pas cédé devant la pression exercée par le gouvernement japonais, poussant ce dernier à déposer plainte devant l’OMC.

  Fukushima est actuellement en train d’examiner comment résoudre le problème, mais en ce moment même, 300 tonnes d’eau utilisées pour couvrir le réacteur nucléaire qui a fondu s’écoulent dans la mer chaque jour. Tant que rien n’est fait pour arrêter cela, il est hors de question de parler de la sûreté des poissons pêchés dans l’Océan pacifique.

Plus de 127 enfants atteints du cancer de la thyroïde

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  Dans la préfecture de Fukushima, le nombre d’enfants à développer un cancer de la thyroïde est en augmentation depuis l’accident nucléaire. Le groupe d’experts engagé par la préfecture a ainsi annoncé le 18 mai que le nombre d’enfants de moins de 18 ans à en être atteints s’élevait désormais à 127. Avant l’accident, ce nombre était quasiment nul et on ne recensait alors qu’un cas tous les 2 à 3 ans.

  Selon les experts de la commission d’investigation sur le cancer de la thyroïde, « Ce nombre s’explique par un phénomène de surdiagnostique du cancer. Après la catastrophe nucléaire de Tchernobyl, la plupart des nombreux cas de cancers détectés concernaient des nourrissons, or dans le cas présent, nous n’assistons à aucun cas de cancer chez des nourrissons. Il est par conséquent difficile de penser que cela puisse être dû à l’influence des radiations ».

  De janvier à fin mars de cette année, 16 nouveaux cas de cancer ont été détectés chez des enfants. Avec 127 enfants atteints, il est évident que l’accident nucléaire est à la source du problème.

  Bien que les experts de la commission d’investigation fournissent de fausses informations, ils ont tout de même demandé à ce que les frais médicaux liés aux opérations chirurgicales et au traitement du cancer soient couverts par la Sécurité Sociale.

  Il n’y a pas eu à ce jour de campagne de détection du cancer de la thyroïde réalisée auprès des plus de 19 ans.

Le sol argileux des rizières protège les japonais contre la pollution de Fukushima

2015年8月12日 § Poster un commentaire

Les Japonais, protégés par le sol sur lequel ils vivent

Les éléments radioactifs dont il faut se méfier en ce moment

  En ce moment, les éléments radioactifs les plus dangereux en Ukraine sont le césium 137 et le strontium 90. Ces deux éléments sont absorbés dans le sol par les végétaux et ont été retrouvés dans l’organisme humain un an après la catastrophe de Tchernobyl. La région de Polesia en Ukraine n’a pas seulement été fortement contaminée, mais a été confrontée à un autre problème dû à la pauvreté de son sol. Quand la teneur en potassium de la terre est trop faible, les plantes absorbent du césium à la place, et quand la terre est trop faible en calcium, les végétaux absorbent du strontium. En effet, les propriétés du potassium sont semblables à celles du césium et celles du calcium à celles du strontium.

  Ainsi, en mélant des engrais riches en potassium à la terre, la pollution des récoltes se retrouve diminuée de trois quarts.

  Par ailleurs, la région de Polesia est principalement constituée de terres acides, qui entraînent la dissolution du césium et du strontium dans l’eau. Selon les caractéristiques du sol, les conséquences seront très différentes, mais dans certains cas, le taux d’absorption par les plantes peut être jusqu’ à multiplié par 100.

Le Césium s’attache aux minéraux

  Le césium radioactif s’attache très fortement aux minéraux. Plus les particules de ces minéraux sont petites, plus le lien est solide.

  Les rizières japonaises sont constituées de sols argileux, ainsi le césium est capturé par l’argile et ne peut que difficilement être absorbé par les plantes. D’un autre côté, les montagnes de Polesia sont composées de matières organiques et de gros sable, de sorte que le césium ne peux pas se mêler au sol et finit par se retrouver dans la végétation. Même si une grande quantité de césium est répandue sur le sol, il ne sera pas absorbé par les plantes si elles sont en sol argileux, donnant ainsi des récoltes non contaminées.

Le Césium est soluble

  Le césium ne s’associe pas avec d’autres particules du corps ou des plantes, mais se dissout avec l’eau. Quand l’eau est éliminée du corps sous forme de sueur ou d’urine, le césium est éjecté avec. Ainsi, boire beaucoup d’eau est un moyen efficace de faire baisser la quantité de césium contenue dans le corps.

  Faire bouillir la viande permet d’éliminer 80% du césium qu’elle contient. En la faisant bouillir, le césium passe dans le bouillon. Il suffit alors de jeter le bouillon obtenu au début de la cuisson pour se débarasser de la plus grande partie du césium contenu dans la viande.

Protégeons les futures générations des radiations

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Affaiblis par les mutations

  De nombreux scientifiques s’intéressent à l’influence des particules radioactives issues du réacteur n°1 de la centrale de Fukushima, mais aucun d’entre eux n’essaie d’analyser la situation d’un point de vue génétique. L’hérédité est assurée uniquement par les gènes des cellules reproductives. Or, le fait que les radiations peuvent affecter ces mêmes gènes des cellules reproductives, autrement dit les faire muter, a été découvert en 1927. Si de nombreuses personnes relient le mot « mutation » à l’idée de malformations, les 2 sont en fait rarement liées. La plupart des mutations entraînent une faiblesse du corps et de l’esprit, peuvent également affaiblir le système immunitaire, nous rendant plus vulnérables aux maladies infectieuses et au cancer par exemple. Cependant, étant donné que ces changements sont quasiment imperceptibles, ni l’intéressé ni sa famille ne les remarqueraient. De plus, il a été prouvé par des expériences sur les animaux que cela réduisait leur espérance de vie.

De minimes mais réels handicaps pour les générations futures

  Quand on réfléchi à l’influence de l’accident nucléaire de Fukushima sur le patrimoine génétique, il faut penser à la population japonaise dans son ensemble. Les habitants de Kyushu et Shikoku ne se sentent pas concernés directement par la catastrophe, mais après quelques générations, les populations auront migré à l’intérieur du pays et les gènes mutés se mêleront aux autres. C’est pourquoi les mutations génétiques représentent un risque pour le Japon si l’on considère le patrimoine génétique de la population japonaise dans son ensemble.

  Le point le plus important est le phénomène de radiation interne (par ingestion d’aliments irradiés par exemple), mais la plupart des chercheurs ne s’intéressent qu’aux radiations externes. En ce qui concerne les radiations internes, les effets sur la personne irradiée ne sont pas les mêmes que sur ses enfants. C’est ce dernier aspect qui constitue le cœur du problème actuellement, car la peur des effets sur les générations futures est la particularité même des mutations génétiques.

  Il n’est pas approprié de dire « Il n’y a toujours aucun effet à apparaître » quand on parle de la sûreté des radiations nucléaires. En effet, les conséquences d’une exposition à des rayons radioactifs ne se manifestent que dans le futur. Il est aujourd’hui possible de détecter certaines maladies sur les nouveaux-nés par des examens médicaux, mais il existe aussi nombre de maladies héréditaires qui ne peuvent être détectées que plus tard, comme les déficiences mentales par exemple, qui ne peuvent être pas être diagnostiquées juste après la naissance. Cependant, tout cela ne représente qu’une infime fraction des effets causés par les radiations, et ce n’est que lorsque que le nombre de maladies héréditaires et anomalies augmentera parmi les générations futures que l’on réalisera qu’il s’agissait de l’influence des radiations.

  Peu de personnes travaillent dans des endroits où elles sont exposées à des rayons radioactifs, c’est pourquoi même si on assiste à des répercussions sur les générations futures, cela ne concernera qu’un petit groupe de personnes, ce qui explique pourquoi cela est permis. Mais le problème dans le cas présent est que plus d’un million de citoyens sont en train de respirer et d’ingérer d’importantes quantités de particules radioactives, ce qui rend la situation très différente de celle des travailleurs. De plus, des enfants et femmes enceintes habitent là-bas également, il est donc de la plus haute importance qu’ils évitent autant que possible d’être exposés aux radiations.

Où suis-je ?

Vous consultez les archives de août, 2015 à Japan Offspring Fund Fr.